Nicolas Daubanes

Sabotage 3

Sculpture

Sabotage 3, 2015, 330 × 50 × 100 cm, béton, sucre et colorant. Sabotage 3, 2015, 330 × 50 × 100 cm, béton, sucre et colorant.
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Sabotage 3, 2015, 330 × 50 × 100 cm, béton, sucre et colorant.
Vue de l’exposition « Go Canny », galerie Martagon, Malaucène, 2015.

L’adjonction de sucre dans le béton, s’inspire du geste vain, pendant la deuxième guerre mondiale, des résistants lorsqu’ils étaient contraints, une fois faits prisonniers, à la fabrication du « Mur de l’Atlantique » pour les Allemands. Le sucre, une fois plongé dans la masse totale du béton encore frais, provoque un état de fragilité lorsque ce dernier sèche. Il s’agit d’un acte de sabotage. Une lutte vaine et silencieuse. La pièce Sabotage, à partir d’un coffrage complexe, a été coulée en une seule fois, de manière à constituer un seul « corps ». Une fabrication longue et minutieuse, en contradiction avec une fin quasi-programmée scientifiquement : cette pièce est destinée à devenir brisures, gravats et poussières. Malgré la précision de sa préparation (coffrage, matériaux…) va naitre l’inattendue : un état de ruine au moment de la révélation hors du moule. C’est donc par l’adjonction d’un agent, le sucre, que la pièce se retrouve rongée, comme un virus.

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Sabotage 3 (détail), 2015, 330 × 50 × 100 cm, béton, sucre et colorant.

"Béton vivant" de Dominique Sistach

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Sabotage 3, 2015, 330 × 50 × 100 cm, béton, sucre et colorant.
Vue de l’exposition « Go Canny », galerie Martagon, Malaucène, 2015.
© Nicolas Daubanes