Nicolas Daubanes

Sabotage 7

Sculpture

"Sabotage 7", 2017, 500 × 200 × 500 cm, béton, sucre et (...) "Sabotage 7", 2017, 500 × 200 × 500 cm, béton, sucre et (...) "Sabotage 7", 2017, 500 × 200 × 500 cm, béton, sucre et (...) "Sabotage 7", 2017, 500 × 200 × 500 cm, béton, sucre et (...) "Sabotage 7", 2017, 500 × 200 × 500 cm, béton, sucre et (...) "Sabotage 7", 2017, 500 × 200 × 500 cm, béton, sucre et (...) "Sabotage 7", 2017, 500 × 200 × 500 cm, béton, sucre et (...) "Sabotage 7", 2017, 500 × 200 × 500 cm, béton, sucre et (...)
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"Sabotage 7", 2017, 500 × 200 × 500 cm, béton, sucre et fer.
Vue de l’exposition « Le batiman et a nou », La station, Nice, 2017.

Sabotage 7 à été réalisé d’après les plans de la rotonde de la maison d’arrêt de Nice. La rotonde est le point central vers lequel convergent tous les couloirs cellulaires d’une prison, il est l’élément architectural qui distribue toute la circulation et par conséquent la surveillance.

L’adjonction de sucre dans le béton, s’inspire du geste vain, pendant la deuxième guerre mondiale, des résistants lorsqu’ils étaient contraints, une fois faits prisonniers, à la fabrication du « Mur de l’Atlantique » pour les Allemands. Le sucre, une fois plongé dans la masse totale du béton encore frais, provoque un état de fragilité lorsque ce dernier sèche. Il s’agit d’un acte de sabotage. Une lutte vaine et silencieuse. La pièce Sabotage, à partir d’un coffrage complexe, a été coulée en une seule fois, de manière à constituer un seul « corps ». Une fabrication longue et minutieuse, en contradiction avec une fin quasi-programmée scientifiquement : cette pièce est destinée à devenir brisures, gravats et poussières. Malgré la précision de sa préparation (coffrage, matériaux…) va naitre l’inattendue : un état de ruine au moment de la révélation hors du moule. C’est donc par l’adjonction d’un agent, le sucre, que la pièce se retrouve rongée, comme un virus.

"Béton vivant" de Dominique Sistach

© Nicolas Daubanes